PWGL
Préliminaires
En toute première chose, le soft est quand même encore très instable. Au bout de plusieurs calculs-évaluations, il se plante et j’avoue que c’est très pénible et surtout pas très bon pour la machine. En plus, l'installation est capricieuse. Sur le premier PC, une tour avec un dual core, manifestement, il a des soucis des problèmes de reconnaissances avec l'audio de ma Fireface 800, avec le second PC, c'est la partie synth qui bloque et résultat le soft ne charge pas. Il n'y a que le portable, un dual core, qui l'accepte. Mais à ses risques et périls tant le soft continue à se planter.
PWGL est basé sur les mêmes concepts que Patchwork soulignent ses auteurs Mikael Laurson, Mika Kuuskankare, and Vesa Norilo.
Tout comme Patchwork et Open Music, PWGL propose une fenêtre d’informations très utile. Dénommée PWGL output, elle va permettre à l’utilisateur de voir la série des opérations qu’il effectue et surtout de visualiser le résultat des calculs effectués par chaque module.
Et tout comme les deux logiciels cités plus haut ainsi que Max MSP, on procède en patchant entre eux différents modules qui ont des fonctions précises.
Ces fonctions sont d'ailleurs le problème crucial de PWGL, dans la mesure où il y a une absence notoire de documentation. Il y a bien entendu le tutorial mais bon nombres de fonctions sont expliquées sommairement. Il manque une documentation sérieuse en ligne comme on peut la trouver avec Open Music.
De même, il semble manquer dans cette version un certain nombre de modules comme le sample-fun, des fonctions permettant de générer des séries aléatoires, de générer des suites harmoniques. Même chose pour les librairies. Une tentative d'en télécharger et cela se traduit par un plantage assuré.
Toutefois, en cliquant sur l’en-tête du module, en le passant en rouge, et en tapant la lettre d, on obtient une information.
Précision : ce qui suit n'est pas un tutorial mais une information permettant de donner quelques clés pour comprendre le fonctionnement de PWGL à partir du tutorial de PWGL. Ce soft demande un investissement personnel de la part des utilisateurs qui désirent le découvrir plus à fond.
Les fondamentaux
:
En premier lieu, il ne faut pas oublier d’aller dans préférences et choisir les entrées et sorties audio et le midi out.
Les notes sont exprimées en midi ou en fréquences. Le do 4, au milieu du clavier, correspond à 60, le do# à 61, le Si à 59, ainsi de suite…
Les fonctions fondamentales du clavier :
- d permet d’obtenir une information sur le module
- v permet d’évaluer chaque module ainsi que le résultat final
- p permet de jouer les notes midi dans les éditeurs.
- v permet de jouer le patch du PWGL Synth
- s permet de stopper le PWGL Synth.

Avec PWGL, on travaille avec des listes de nombres qui vont exprimer notamment des valeurs de hauteur, en midi ou en fréquences, en durée, en intensité… Ces nombres peuvent être une valeur unique, comme une fondamentale pour créer une suite harmonique, ou une série de notes entre parenthèse(s) qui donnera(ont) un ou une série d’accords.
Le résultat sonore est traduit dans les modules score-editor et chord-editor. Pour écoutez le résultat, n’oubliez pas de sélectionner le module et de faire p ou d’utiliser la barre d’espace.
Le module chord-editor, quand on l’ouvre, en cliquant à l’intérieur, donne accès à plusieurs sous modules. Testez les, mais sachez que chord affichera les notes en accords et qu’arpeggio lira les notes à la suite.
Il est utile de disposer d’une souris pour le PC à trois fonctions, droite, gauche, et mollette. La gauche permet en cliquant à l’intérieur des modules de changer les paramètres, celle de droite, d’afficher le menu déroulant.

Innovation dans PWGL, et contrairement à Patchwork et Open Music où chaque module à une fonction précise, il y a des modules avec multiples fonctions. C’est le cas de emp-constructor. En cliquant droit sous la petite flèche, on obtient un sous menu, on peut ajouter un toogle lock on ou off, et chose intéressante deux entrées supplémentaires.
Concernant les patchs, il ne faut pas oublier de sauvegarder avec le suffixe .pwgl sinon le patch sauvegardé ne pourra pas être ouvert ultérieurement. En cas d’oubli, on peut bien entendu réajouter le suffixe. Il faut faire de même avec la sauvegarde des fichiers midifiles, avec .mid.
SURVOL DES TUTORIAUX
Le tutorial 03 Basic, 01-Start Here, permet d'afficher une sinusoïdale et de la modifier en agissant sur les paramètres des modules number, avec le nombre de cycles, et sample-fun.
Le 02-abstraction est assez classique, il montre plusieurs abstractions dont les patchs sont accessibles en cliquant sur chaque module. Ici, il s'agit d'une transposition de 5 demi-tons.
Les autres exemples montrent différents modules qui peuvent être utilisés dans les patchs.

Le tutorial Control propose des modules travaillant sur des listes, de chiffres et de lettres. Un des exemples du Map 2 est intéressant car il utilise la fonction g-random. Celle-ci donne un nombre aléatoire entre une valeur minimale et maximale, ici,entre 0 et 11. Le module est connecté à pwgl-repeat qui va donner 200 fois, dans le cas présent, un nombre aléatoire. Le module pwgl-map permet ici de choisir une série de 12 nombres. En changeant les valeurs mini et maxi de g-random, comme ci-dessus, on peut obtenir une série aléatoire de douze nombres correspondant à des notes midi.
Le tutorial Circ montre des modules qui permettent de faire circuler des listes. Evaluer les différents modules et regardez les résultats dans la fenêtre output.
Le tutorial Editor montre les diférents éditeurs, graphiques et musicaux. Pour les graphiques n'hésitez pas à changer les paramètres des différents modules, notamment les interpolations.

L'éditor 02-chord Editor est intéressant à travailler en modifiant les paramètres du module interpolation. Il permet de jouer avec les harmoniques avec le module f>m. Le 1er chiffre est exprimé en hertz et correspond à la fondamentale, le second à la fréquence la plus haute. En revanche, j'avoue ne pas savoir à quoi correspond le s1.
En donnant une valeur négative à End dans le module interpolation, on inverse l’arpège, de l’aigu au grave.
Le 03-circ-chords est lui aussi intéressant. Il permet de voir le module pwgl-circ en action, avec la rotation des notes dans les listes.
Les exemples concernant le Pwgl Synth sont plus faciles à comprendre. L'agencement des modules rappelle Max-Msp. Pour écouter le résultat il faut sélectionner le module synth-box, faire v pour l'écoute et s pour stopper la séquence.

Essayez dans le tutorial 05-synthetisis-method, le 04 formant est très intéressant. On change de timbre en faisant glisser la souris vers A, I E et U.
Bonne découverte.
Didier Debril